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Ressources gratuites · Fiches d'exercices

Le deuil migratoire

Pourquoi partir fait mal, même quand on l'a choisi

Guide

Là-bas : ce que j’ai perdunostalgie, proches,langue, paysages,habitudesIci : ce que je construisliens, projets,routines, lieux,nouvelle vieosciller entre les deux

Quitter son pays, même pour une bonne raison, c’est perdre beaucoup de choses à la fois : la présence de ses proches, sa langue au quotidien, ses paysages, ses habitudes, parfois son statut. Ce « deuil migratoire » est normal, mais il est souvent invisible.

Un deuil particulier

Contrairement à un décès, ce qu’on a perdu existe toujours : on peut rentrer, appeler, revoir. Le deuil est donc partiel et revient par vagues (fêtes, anniversaires, nouvelles du pays). Il concerne plusieurs choses à la fois, ce qui le rend difficile à nommer.

Osciller, c’est sain

Un deuil qui se passe bien alterne entre des moments tournés vers ce qu’on a perdu (nostalgie, tristesse, souvenirs) et des moments tournés vers la nouvelle vie (projets, liens, découvertes). Rester bloqué d’un seul côté, uniquement dans la nostalgie ou uniquement dans l’action sans jamais rien ressentir, rend l’adaptation plus difficile.

Quand le stress devient trop lourd

Quand la migration s’accompagne de solitude forcée, de précarité, de peur ou d’échec du projet, le stress peut devenir chronique. Le psychiatre Joseba Achotegui a décrit ce cumul sous le nom de « syndrome d’Ulysse ». Ce n’est pas une maladie mentale, mais un signal qu’il faut du soutien.

Ce qui aide

  • Nommer ce qu’on a perdu, et ce qu’on a gagné.
  • Garder des liens avec là-bas et en créer ici.
  • Se donner des moments pour la nostalgie, sans s’y enfermer.
  • Garder ses valeurs comme fil conducteur d’un pays à l’autre.

Fiches pour pratiquer

Sources

Achotegui, J. (2009). Estrés límite y salud mental: el síndrome del inmigrante con estrés crónico y múltiple (síndrome de Ulises). Gaceta Médica de Bilbao, 106(4), 122-133.
Bhugra, D. & Becker, M. A. (2005). Migration, cultural bereavement and cultural identity. World Psychiatry, 4(1), 18-24.
Stroebe, M. & Schut, H. (1999). The dual process model of coping with bereavement: Rationale and description. Death Studies, 23(3), 197-224.

Ces fiches ne remplacent pas une thérapie. En cas de détresse ou d’idées suicidaires, appelle le 3114 (France, 24 h/24, gratuit) ou le 112.

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Gonzalo Garzo, psychologue clinicien

Gonzalo Garzo, psychologue clinicien

Psychologue depuis 2018, je t’accompagne en ligne (en français, en espagnol ou en anglais) et à mon cabinet de La Rochelle, avec la TCC de 3e génération et l’EMDR. Ces fiches t’aident à avancer ; si tu as besoin d’un accompagnement, le premier contact (20 min) est gratuit.