Guide
Dans les approches de 3e génération, « accepter » a un sens précis : laisser une émotion ou une sensation désagréable être là, sans se battre contre elle, pour pouvoir continuer à avancer.
Pourquoi la lutte entretient la souffrance
La douleur fait partie de la vie (une perte, une peur, une déception). Mais quand on lutte contre elle (l’éviter, la ruminer, la cacher, la noyer), on y ajoute une deuxième couche : la souffrance de la lutte, qui dure souvent plus longtemps que la douleur elle-même.
Ce qu’accepter veut dire
- Remarquer l’émotion et la nommer (« là, il y a de la tristesse »).
- Observer où elle se loge dans le corps, avec curiosité.
- Lui faire de la place, comme on fait de la place à un invité qu’on n’a pas choisi.
- Continuer à faire ce qui compte, avec elle.
Ce qu’accepter ne veut pas dire
Accepter n’est pas aimer ce qu’on ressent, ni se résigner, ni accepter une situation injuste ou dangereuse. On peut accueillir sa peur et agir pour changer ce qui peut l’être. Ce n’est pas non plus une technique pour faire disparaître l’émotion : si c’est le but, la lutte recommence.
Un premier pas
La prochaine fois qu’une émotion difficile monte, essaie la fiche « Faire de la place à la sensation » : quelques minutes suffisent.
Fiches pour pratiquer
- 19 · Faire de la place à la sensation · Accueillir les sensations d’anxiété au lieu de lutter (acceptation)
- 29 · Lâcher la corde · Arrêter de tirer contre le monstre de l’anxiété (acceptation)
- 30 · Le curseur de la volonté · Choisir d’accueillir l’inconfort pour ce qui compte (ouverture)
- 28 · Ce que j’ai déjà essayé · Faire le bilan des stratégies de contrôle (désespoir créatif)
- 57 · Faire de la place à la nostalgie · Accueillir le mal du pays sans s’y noyer
Sources
Hayes, S. C., Strosahl, K. D. & Wilson, K. G. (2012). Acceptance and Commitment Therapy: The Process and Practice of Mindful Change (2nd ed.). Guilford.
Harris, R. (2019). ACT Made Simple: An Easy-to-Read Primer on Acceptance and Commitment Therapy (2nd ed.). New Harbinger.
Ces fiches ne remplacent pas une thérapie. En cas de détresse ou d’idées suicidaires, appelle le 3114 (France, 24 h/24, gratuit) ou le 112.

