Deuil : après la perte d’un proche · fiche 147
Après une perte, beaucoup de personnes se reprochent des choses : « si seulement j’avais vu », « je n’étais pas là », « notre dernière conversation était une dispute ». Avec ce qu’on sait aujourd’hui, tout paraît évident. Mais à l’époque, tu ne savais pas tout ce que tu sais maintenant.
Cet exercice se fait de préférence avec l’accompagnement d’un psychologue.
Avant de commencer
- À quoi ça sert : À regarder tes reproches plus justement, et à faire la différence entre la faute et le regret.
- De préférence avec ton psychologue ; sinon, environ 30 minutes au calme.
- Avec ce que tu sais aujourd’hui, tout paraît évident ; à l’époque, ça ne l’était pas.
- Le but n’est pas de te convaincre que ce n’est rien, mais de regarder plus justement.
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Que faire de tes résultats ?
Le regret est souvent le signe de l’amour : tu aurais aimé que ça se passe autrement. Ça ne veut pas dire que c’est ta faute.
Si c’est difficile
Si la culpabilité est écrasante, surtout après un suicide, parles-en à un professionnel. Si tu as envie de mourir ou de rejoindre la personne, appelle le 3114 (24 h/24) ou le 112.
Pour les psychologues
Le PDF contient aussi une page pour le psychologue : déroulé de l’exercice en séance, points d’attention et références scientifiques. Tu peux l’utiliser librement avec tes patients.
Pour les psychologues : objectif, public et durée
Examiner la culpabilité du deuil (« si seulement j’avais… ») en distinguant ce que la personne savait et pouvait faire à l’époque de ce qu’elle sait aujourd’hui (biais rétrospectif), et faire la place au regret sans autocondamnation.
Culpabilité persistante après un décès (maladie non repérée, dispute, absence au moment de la mort, suicide d’un proche). Durée : 30 min, de préférence en séance.
Références
Li, J., Stroebe, M., Chan, C. L. W. & Chow, A. Y. M. (2014). Guilt in bereavement: A review and conceptual framework. Death Studies, 38(3), 165-171.
Kubany, E. S. & Manke, F. P. (1995). Cognitive therapy for trauma-related guilt: Conceptual bases and treatment outlines. Cognitive and Behavioral Practice, 2(1), 27-61.
Boelen, P. A., van den Hout, M. A. & van den Bout, J. (2006). A cognitive-behavioral conceptualization of complicated grief. Clinical Psychology: Science and Practice, 13(2), 109-128.
Ces fiches ne remplacent pas une thérapie. En cas de détresse ou d’idées suicidaires, appelle le 3114 (France, 24 h/24, gratuit) ou le 112.
Fiche libre de droits pour un usage non commercial : tu peux la partager en citant l’auteur, sans la modifier (licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0).

