Panique et anxiété sociale · fiche 68
Une attaque de panique commence souvent par une sensation banale (cœur qui accélère, vertige). C’est l’interprétation (« je vais mourir », « je deviens fou ») qui fait monter la peur, et la peur augmente les sensations. Comprendre ce cercle est le premier pas pour en sortir.
Tu préfères le papier ? Télécharge le PDF à imprimer (avec une page pour les psychologues).
À quoi ça sert ?
À comprendre comment une sensation devient une attaque de panique, pour moins la craindre.
Comment faire
- Le déclencheur (lieu, moment, situation).
- La première sensation que j’ai remarquée.
- Ce que j’ai pensé qu’il allait m’arriver.
- Ce que j’ai fait pour me protéger, et ce qui s’est réellement passé.
Quand et combien de temps
Après une attaque, quand tu es calme. Remplis-la pour deux ou trois attaques.
Que faire de tes résultats ?
Compare « ce que j’ai pensé » et « ce qui s’est réellement passé » : la catastrophe ne s’est pas produite. Cet écart est au cœur du travail sur la panique.
Si c’est difficile
Si tu as un doute médical, consulte un médecin d’abord. Si tu évites de plus en plus de lieux, parles-en vite à un professionnel : la TCC de la panique est très efficace.
Pour les psychologues
Le PDF contient aussi une page pour le psychologue : déroulé de l’exercice en séance, points d’attention et références scientifiques. Tu peux l’utiliser librement avec tes patients.
Pour les psychologues : objectif, public et durée
Expliquer le modèle cognitif du trouble panique : une sensation corporelle est interprétée de façon catastrophique (« je fais une crise cardiaque »), ce qui augmente l’anxiété et donc les sensations.
Attaques de panique, peur des sensations corporelles. Après avoir éliminé une cause médicale. Durée : 20 min en séance.
Références
Clark, D. M. (1986). A cognitive approach to panic. Behaviour Research and Therapy, 24(4), 461-470.
Clark, D. A. & Beck, A. T. (2010). Cognitive Therapy of Anxiety Disorders: Science and Practice. Guilford.
Ces fiches ne remplacent pas une thérapie. En cas de détresse ou d’idées suicidaires, appelle le 3114 (France, 24 h/24, gratuit) ou le 112.
Fiche libre de droits pour un usage non commercial : tu peux la partager en citant l’auteur, sans la modifier (licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0).

