Expatriation : deuil migratoire et nostalgie · fiche 46
Partir, même par choix, c’est perdre beaucoup de choses à la fois : des proches au quotidien, une langue, des habitudes, des paysages, une place. Ces pertes ont rarement un nom. Les écrire aide à reconnaître ce que tu traverses.
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À quoi ça sert ?
À mettre des mots sur tout ce que tu as perdu en partant, pour reconnaître que ce que tu ressens est un vrai deuil.
Comment faire
- Pour chaque domaine du tableau, note ce qui te manque.
- Donne une note de 0 à 10 à ce manque aujourd’hui.
- Note aussi ce que tu as trouvé ou gagné dans ce domaine.
- Regarde l’ensemble : qu’est-ce qui pèse le plus en ce moment ?
Quand et combien de temps
Une fois, au calme, en 20 minutes. Tu peux y revenir à des moments clés (fêtes, anniversaire de ton départ).
Que faire de tes résultats ?
Les domaines avec la note la plus haute sont ceux qui pèsent le plus en ce moment : c’est par eux que tu peux commencer (fiches 49, 55, 57). La colonne « ce que j’ai trouvé » rappelle que la migration n’est pas que perte.
Si c’est difficile
Cet exercice peut réveiller de la tristesse : c’est normal. Si la tristesse, la solitude ou le stress deviennent écrasants, parles-en à un professionnel.
Pour les psychologues
Le PDF contient aussi une page pour le psychologue : déroulé de l’exercice en séance, points d’attention et références scientifiques. Tu peux l’utiliser librement avec tes patients.
Pour les psychologues : objectif, public et durée
Aider la personne à identifier les différentes pertes liées à la migration (proches, langue, culture, paysages, statut, appartenance…), souvent vécues sans être nommées, pour reconnaître un deuil légitime.
Personnes expatriées ou migrantes, quelle que soit la raison du départ, y compris quand le départ a été choisi et « réussi ». Durée : 20 à 30 min en séance.
Références
Achotegui, J. (2009). Estrés límite y salud mental: el síndrome del inmigrante con estrés crónico y múltiple (síndrome de Ulises). Gaceta Médica de Bilbao, 106(4), 122-133.
Bhugra, D. & Becker, M. A. (2005). Migration, cultural bereavement and cultural identity. World Psychiatry, 4(1), 18-24.
Ces fiches ne remplacent pas une thérapie. En cas de détresse ou d’idées suicidaires, appelle le 3114 (France, 24 h/24, gratuit) ou le 112.
Fiche libre de droits pour un usage non commercial : tu peux la partager en citant l’auteur, sans la modifier (licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0).

