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Approches · Évaluation psychologique

L’évaluation psychologique : comprendre avant d’intervenir

Avant de choisir une technique, il faut bien comprendre ce que tu vis et ce qui l’entretient. L’évaluation psychologique est le processus qui le permet : elle combine l’entretien et des outils validés, et se poursuit tout au long de la thérapie pour vérifier que ce que l’on fait t’aide vraiment.

Premier échange de 20 minutes offert · En ligne en français, espagnol et anglais

Qu’est-ce que l’évaluation psychologique ?

C’est un processus structuré de recueil d’informations, de la première séance à la dernière. Il ne s’agit pas de « passer un test » et de recevoir une étiquette, mais de décrire précisément la difficulté, d’expliquer ce qui la déclenche et l’entretient, puis de vérifier si le traitement fonctionne.

Trois sources d’information complémentaires

L’entretien

Ton histoire, ce que tu vis aujourd’hui, dans quels contextes cela apparaît et ce que tu as déjà essayé. C’est l’outil central.

Des questionnaires validés

Des outils dont la fidélité et la validité ont été étudiées, qui mesurent l’intensité des symptômes et la comparent à des données de référence.

Des auto-observations

Des notes sur des situations concrètes (ce qui s’est passé, ce que tu as pensé, ce que tu as fait) qui apportent l’information du quotidien.

L’idéal est de mesurer chaque aspect important avec plus d’une source, pour réduire les erreurs de mesure.

Les étapes du processus

Selon le modèle de Fernández-Ballesteros (2013), une référence en évaluation psychologique, le processus clinique comprend :

Clarifier la demande

Ce qui t’amène, ce que tu souhaites obtenir et quels comportements, pensées ou réactions physiques sont au cœur de la difficulté.

Recueillir l’information

Les éléments de ton histoire et de ta situation actuelle (familiale, professionnelle, relationnelle) et les facteurs personnels et biologiques pertinents.

Formuler des hypothèses

Des explications possibles de ce qui entretient la difficulté, confrontées aux données.

Formulation clinique et plan

Une explication partagée de ce qui se passe, dont découlent les objectifs et les techniques.

Évaluer le traitement

Mesurer à nouveau pour voir s’il y a un changement, de quelle ampleur, et s’il se maintient.

La formulation clinique est partagée avec toi et révisée : c’est une hypothèse de travail, pas un verdict.

Pourquoi mesurer

De l’impression aux données

Le patient comme le thérapeute peuvent se tromper en évaluant les progrès : une mauvaise journée peut donner l’impression que rien ne change, et l’envie que cela marche peut faire paraître les choses meilleures qu’elles ne sont. Mesurer aide à corriger ces biais.

1

Mesure initiale

Un point de départ clair : comment tu vas au début.

2

Suivi

De courtes mesures pendant la thérapie pour suivre l’évolution.

3

Ajustement

Si quelque chose n’avance pas comme prévu, on le repère tôt et on adapte le plan.

4

Mesure finale

On compare avec le début et avec des critères de changement définis.

En recherche, on distingue un changement statistiquement fiable (supérieur à l’erreur de mesure de l’outil) d’un changement cliniquement significatif (quand le score rejoint celui de la population sans la difficulté), une proposition de Jacobson et Truax (1991) toujours largement utilisée.

Ce que dit la recherche

Mesurer régulièrement les progrès n’est pas une formalité :

Méta-analyse

Suivi systématique des résultats

Une méta-analyse de Lambert et collaborateurs (2018) a montré que donner au thérapeute un retour régulier sur l’évolution du patient améliore les résultats, surtout quand la thérapie n’avance pas comme prévu.

Moins de détérioration

Repérer à temps

Dans ces cas, le suivi est associé à moins d’abandons et moins d’aggravations.

Pratique fondée sur les preuves

Science et jugement clinique

L’APA définit la pratique fondée sur les preuves comme l’intégration des meilleures données de la recherche, de l’expertise clinique et des caractéristiques et préférences du patient.

Les questionnaires ne remplacent pas le jugement clinique : ils l’éclairent. Un score s’interprète toujours dans le contexte de ton histoire.

Comment je l’applique

1

Premières séances

Un entretien approfondi et, quand c’est utile, des questionnaires adaptés à la difficulté (par exemple le BDI-II pour l’humeur, le STAI ou le BAI pour l’anxiété, le PSWQ pour les inquiétudes ou le PCL-5 pour les symptômes post-traumatiques).

2

Restitution

Je t’explique ce que montrent les résultats, en langage clair, et on construit ensemble la formulation du cas.

3

Pendant la thérapie

On fait régulièrement le point sur ton évolution, avec de courtes mesures et ton propre ressenti.

4

À la fin

On compare avec le point de départ et on prépare la prévention des rechutes.

Je soumets aussi des situations en supervision clinique avec des collègues, une autre façon de confronter mes hypothèses à un regard extérieur.

Ce que ce n’est pas

Ce n’est pas te coller une étiquette

Un diagnostic peut aider à orienter le traitement, mais il ne définit pas qui tu es.

Ce n’est pas un examen

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses : l’important est de répondre sincèrement.

Ce n’est pas un test magique

Aucun questionnaire ne révèle à lui seul « ce que tu as » ; il se combine avec l’entretien.

Ce n’est pas public

Les résultats sont confidentiels et couverts par le secret professionnel.

Gonzalo Garzo

Psychologue clinicien · approche intégrative

Je suis psychologue clinicien depuis 2018 et anthropologue. Pendant des années, j’ai combiné la psychologie avec des postes de direction (voir mon profil LinkedIn), avant de me consacrer entièrement à la clinique.

Je travaille avec une approche intégrative : TCC, thérapies de troisième vague ou contextuelles (surtout ACT, TCD et pleine conscience), EMDR et psychologie humaniste, adaptées aux besoins de chacun.

J’ai vécu dans plusieurs pays et je t’accompagne en français, espagnol ou anglais, en ligne ou à La Rochelle.

En savoir plus sur moi

Questions fréquentes

Les questionnaires sont-ils obligatoires ?

Non. Je te les propose quand ils apportent une information utile, et je t’explique toujours à quoi ils servent.

Combien de temps dure l’évaluation ?

Elle occupe surtout les premières séances, mais se poursuit tout au long de la thérapie de façon plus brève.

Vas-tu me donner un diagnostic ?

S’il est utile pour toi ou pour te coordonner avec un autre professionnel, on en parle. Le plus important reste la formulation : comprendre ce qui entretient la difficulté.

Puis-je demander un compte rendu ?

Oui, je peux rédiger un compte rendu écrit, clair et adapté à son objectif.

Peut-on faire l’évaluation en ligne ?

Oui. L’entretien se fait en visio et de nombreux questionnaires validés existent en format numérique.

On en parle ?

Le premier échange de 20 minutes est offert : tu me racontes ce qui t’amène et on voit ensemble comment commencer.
Réserver mon échange offert

Sources

  • Fernández-Ballesteros, R. (Dir.) (2013). Evaluación psicológica: conceptos, métodos et estudio de casos (2e éd.). Pirámide.
  • Caballo, V. (Dir.) (2006). Manual para la evaluación clínica de los trastornos psicológicos. Pirámide.
  • Jacobson, N. S. et Truax, P. (1991). Clinical significance: A statistical approach to defining meaningful change in psychotherapy research. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 59(1), 12-19.
  • Lambert, M. J., Whipple, J. L. et Kleinstäuber, M. (2018). Collecting and delivering progress feedback: A meta-analysis of routine outcome monitoring. Psychotherapy, 55(4), 520-537.
  • American Psychological Association (2006). Evidence-based practice in psychology. American Psychologist, 61(4), 271-285.
  • Consejo General de la Psicología de España (2015). Código Deontológico del Psicólogo.

Cette page est informative et ne remplace pas une évaluation professionnelle.